| Résumé : |
Il y a des matins jaunes, jaune d'or ; des matins d'amour où la terre s'offre à la charrue avec la résistance souple d'une femme alanguie par le sommeil. Ce sont les matins où tout va de soi, simplement ; les matins où Joseph et sa terre ne font qu'un, sans forcer, sans penser. Des matins bénis, dirait Marthe. Des matins normaux, pensait Joseph. Et puis il y a des matins gris même sous le ciel bleu. Des matins de tourmente où la terre, le corps et la tête divorcent. On ne sait pas pourquoi, mais c'est comme ça. C'est comme ça depuis peu. C'est comme ça depuis Anaïs... |