| Résumé : |
La politique spécifique de l'autisme a été source de progrès majeurs pour le diagnsotic, l'évolution des pratiques et la recherche. Cependant les pratiques actuellement développées à l'égard de l'autisme, notamment celles auxquelles invitent les récentes recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS), conduisent à s'interroger sur les éventuelles conséquences du statut d'exception donné à l'autisme autant du point de vue scientifique que pratique. Car les questions soulevées par l'autisme sont l'expression de problématiques scientifiques, épistémologiques et techniques générales relatives à l'ensemble des sciences du fonctionnement mental et du comportement humain : neurosciences, psychologie, psychiatrie et sciences de l'éducation. Une redéfinition sociale et politique de l'autisme, telle qu'elle se dessine actuellement, conduit à ne saisir ces problématiques que dans le seul champ de l'autisme, de manière réductrice et au prix de simplifications abusives : si l'autisme est un objet privilégié de ces sciences, il ne peut fonder une science en soi. |