| Résumé : |
Si l'hallucination est bien, comme le souligne H. Ey après Esquirol, "une perception sans objet à percevoir", la question de l'objet de l'hallucination devient problématique. Cet objet est partagé entre l'expression sensorielle de la subjetivité inconsciente et la construction illusionnelle de la représentation des perceps. Or, pour Henri Ey, l'objet de l'hallucination n'est ni l'un (pure subjetivité) ni l'autre (déformation et reconstruction des perceps). L'objet de l'hallucination, pour si sensoriel qu'il soit, et pour autant qu'il n'est pas issu d'une hallucination isolée des divers sens (Eidolie, Protéidolie, Phantéidolie pour H. Ey), mais relève d'un "état" délirant (hallucination délirante), cet objet se dérobe constamment à sa pleine saisie, car il est avant tout un fait de langage qui témoigne d'un boulevrsement radical du rapport du Sujet au Monde. Dès lors que l'objet de l'hallucination relève d'une catégorie à part qui n'est ni la catégorie de l'imaginaire ni la catégorie de la perception, il devient problématique de vouloir le saisir et l'objectiver soit sous la forme des techniques avancées de l'imagerie cérébrale (Pet-scan), soit sous la forme des productions esthétiques des plasticiens dont H. Michaux nous donne l'exemple. |