| Résumé : |
Les biomarqueurs ont pour objet d'affiner la prédiction du risque et de mieux identifier les individus à haut risque cardiovasculaire. Pour être recommandé en pratique clinique, un nouveau biomarqueur doit être simple, non invasif, peu coûteux, reproductible, il doit avoir une valeur prédictive et un pouvoir discriminatif indépendants et additifs par rapport aux scores existants, enfin, il doit avoir un impact positif en termes de morbi-mortalité et de handicap pour la maladie considérée. En pratique, parmi les centaines de biomarqueurs circulants candidats, ertains comme la protéine C réactive ultrasensible ont montré des associations statistiques robustes avec l'incidence des événements, mais, contrairement à la détection d'athérosclérose infraclinique, ils n'offrent qu'une modeste amélioration de la valeur prédictive des scores de risque cliniques. A ce jour, leur principal intérêt en prévention primaire est donc, en recherche, de contribuer à mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques de la maladie athéromateuse. |