| Résumé : |
Le milieu culturel dans lequel nous sommes immergés est une réalité dont il est difficile de se libérer parce que nous en sommes profondément imprégnés. Le sevrage =est lent, progressif, et souvent coûteux. Il peut en particulier susciter la violence de nos groupes d'appartenance, et entraîner une solitude magique. Avec la Renaissance, cette tâche ambiguë d'être "culturellement libre" devient la mission centrale de l'artiste, conséquence de sa reconnaissance sociale en tant qu'auteur et créateur, et non plus seulement comme technicien. Mais ce changement de statut va déclencher une autre série de conséquence fâcheuses, sinon catastrophiques : hyper-accumulation des oeuvres, surenchère des egos, marchandisation de la culture... C'est dans ce contexte particulier qu'une liberté reste à reconquérir aujourd'hui, toujours différemment, toujours autre. |