| Résumé : |
Prérequis :Les effets iatrogènes des psychotropes chez le sujet âgé sont fréquents ; les raisons en sont nombreuses, mais d'une manière générale, on peut dire que le dénominateur commun à ce phénomène est un ralentissement métabolique, aussi bien au niveau de la distribution des médicaments que de la métabolisation puis de l'élimination.But : L'objectif de notre travail est de préciser la comorbidité associée à cette thérapeutique dans cette tranche d'âge en milieu hospitalier et d'indiquer les moyens préventifs de cette iatrogénie.Méthodes : Notre étude est rétrospective, portant sur 35 patients, âgés de 65ans et plus, ayant reçu un traitement psychotrope dans un service de médecine interne.Résultats : L'âge moyen de nos patients est de 70ans. Le sex-ratio F/H est de 1,2. La majorité de nos patients recevaient un traitement neuroleptique (76 %). Nos malades, dans une proportion importante, présentaient des troubles psychotiques (34 %), proportion supérieure à celle des malades qui souffrent de troubles anxiodépressifs (20 %). La comorbidité somatique est dominée par les affections cardiovasculaires (51 %), les maladies métaboliques (37 %) et les atteintes neurologiques (37 %).Conclusion : La fréquence et la sévérité des effets indésirables des psychotropes sont accrues chez la personne âgée. Certains effets indésirables sont communs à plusieurs classes thérapeutiques, d'autres sont propres à certaines classes thérapeutiques ou à certaines molécules. Quelques règles guident la prescription des psychotropes dans cette tranche d'âge. |