| Résumé : |
Dans l'accompagnement du soin de l'anorexie, le soignant est bien souvent confronté à l'urgence. A la fois celle du somatique à restaurer pour éviter la mort, mais aussi celle de son propre désir à guérir l'autre pour pallier l'insupportable du vécu d'impuissance dans lesquels nous plongent souvent ces patients. Ainsi, l'histoire du soin de Myriam témoigne que "faire confiance" aux patients, dans ce qu'ils proposent de leur propre rythme, quitte à naviguer à vue avec eux, permet de réintroduire une certaine latence dans le soin. Latence qui laisse alors le temps à la guérison de s'installer progressivement en protégeant le patient de ce que la levée de la maladie vient parfois leur révéler d'eux-mêmes. |