| Résumé : |
C'est notre référentiel épistémologique qui commande le discours à travers lequel nous allons parler de l'être humain. Dans la « maison de Freud », il est un sujet divisé, habité de souvenirs inconscients qui sont les témoins d'affects dont les traces sont inscrites en nous depuis notre préhistoire psychique.La référence à Héraclite qui inclut le temps (« on ne se baigne jamais dans la même eau ») s'impose dans le discours freudien. Erasme le souligne quand il nous dit : « On ne naît pas humain, on le devient. » Et Goethe, pour sa part, n'est pas en reste quand il nous recommande : « Deviens ce que tu es. » L'être humain est un être en devenir et les liens les plus archaïques font effet chez le sujet freudien, dans ses rêves certes, mais surtout au cours de nos fins de vie. Ils se révèlent à notre insu, dans les effets de transfert où l'autre représente un autre, voire un grand Autre. |