| Résumé : |
On l'oublie trop souvent, l'école n'est pas une bonne ?uvre pour apprendre à compter des allumettes ou à lire les bulles d'une bande dessinée. C'est le fondement même, avec l'éducation parentale et sociale, du développement humain, de la reconnaissance sociale et du pouvoir de participer aux décisions communes. Qu'on ne s'y trompe pas, elle a longtemps été réservée, avec précepteur particulier, à ceux qui allaient gouverner : le clergé, les nobles et les princes. Gagnée à la fin du XIXe siècle, l'institution de l'école pour tous dépassait l'objectif religieux de faire respecter la morale et la discipline. Elle ouvrait sur l'acquisition d'un savoir non seulement technique, mais aussi citoyen. |