| Résumé : |
Les pédiatres font principalement appel aux examens scintigraphiques dans deux situations : lorsqu'ils ont besoin d'informations fonctionnelles pour prendre une décision opratoire (mesure de la fonction séparée de chaque rein p. ex.) ou lorsque, devant un trouble locomoteur d'apparition brutale, ils veulent savoir si une pathologie osseuse est en cause. Les examens rénaux et osseux représentent ainsi 85% des demandes d'examen. Certains examens ont un rôle incontournable dans le bilan d'extension de pathologies tumorales et leur évaluation thérapeutique: ce sont la scintigraphie à la MIBG-/123 dans les neuroblastomes et la scintigraphie au 18 FDG dans les lymphomes. Enfin, certaines indications scintigraphiques plus rares concernent la petite enfance : c'est la cas de l'hypothyroïdie congénitale où la scintigraphie à l'iode 123 joue un rôle clé dans le bilan étiologique, des malformations pulmonaires, où la scintigraphie de ventilation et de perfusion évalue les fonctions séparées des deux poumons, de la recherche de diverticules de Meckel. Du fait de ses indications, la médecine nucléaire pédiatrique concerne donc une proportion élevée d'enfants très jeunes, et doit tenir compte des spécificités propres à cet âge. |