| Résumé : |
L'intervention en musicothérapie est ici considérée au regard de deux concepts empruntés au philosophe V. Jankélévitch : l'indicible et l'ineffable. Le premier renvoie au vide, à la privation du langage. Le second indique un surplus de sens qui, en dépassant les potentialités de la parole verbale, invite celle-ci à se mettre en quête de symbolisations nouvelles, à s'affirmer dans un processus créateur de sens. Ens 'appuyant sur deux exemples, celui de création du Quatuor pour la fin du temps dans un stalag en 1941, celui d'improvisations musicales menées par des adolescents en difficultés langagières et scolaires massives, cet article propose d'explorer le passage de l'indicible à l'ineffable que permet la musique, puis celui de l'ineffable à la parole que peut guider tant le thérapeute que le pédagogue. |