| Résumé : |
Ecouter de la musique nous paraît d'une grande simplificité. Et pourtant, l'écoute musicale demande la coopération de nombreuses fonctions cérébrales. En effet, les sons sont d'abord transformés en activité électrique grâce aux cellules spécialisées de l'oreille interne (les cellules cilées). Ces impulsions sont ensuite transférées par le nerf auditif dans l'aide auditive cérébrale. Celle-ci est incapable à elle seule de rendre intelligible un air musical. L'imagerie fonctionnelle cérébrale montre que pour cela, de nombreuses aires différentes vont coopérer, chacune responsable en même temps d'une analyse particulière des sons (rythme, mélodie, hauteur du son... ) Malgré un processus analytique dispersé dans des aires différentes du cerveau, les informations obtenues sont intégrées les unes aux autres simultanément en temps réel permettant la compréhension de l'air écouté. Ce mode de fonctionnement très particulier faisant coopérer de nombreuses fonctions cérébrales ( y compris les aires motrices et la mémoire) explique probablement qu'en complément d'une prise en charge spécialisée, la musique puisse avoir des effets bénéfiques dans certaines pathologies cérébrales. |