| Résumé : |
L'intensité et la fréquence des épisodes thymiques sont responsables de la spécificité de la présentation clinique du trouble bipolaire. Les classifications internationales, toutefois, ne prennent pas en compte cette notion de polarité dans leurs critères opérationnels. En l'absence d'une définition consensuelle de la notion de polarité dominante, la composante dépressive semble prédominante chez près de 2/3 des patients souffrant de troubles bipolaires. La polarité serait idiosyncrasique d'un individu et pourrait être la modalité évolutive préférentielle. L'identification et la caractérisation de cette polarité (de début ou prédominante) présente un intérêt à la fois en terme de pronostic mais aussi de détermination de la stratégie thérapeutique. |