| Résumé : |
Dans de nombreux pays, les personnes dépendantes de drogues sont surreprésentées en milieu carcéral, où "elles constituent environ un tiers de la population". Les risques de transmission du VIH et des hépatites existent même s'ils ne sont pas uniquement liés à l'usage de drogues. Le problème des addictions existe en détention comme à la sortie : ainsi, le taux de mortalité aiguë liée à la drogue, ou décès par overdose, chez les personnes détenues immédiatement après leur sortie de prison est observé dans le monde entier. La prévalence élevée des addictions à l'entrée en prison en France est un fait probant. Il convient d'être particulièrement vigilant pour assurer les meilleures conditions de la prise en charge des personnes ayant des troubles de l'addiction. Le repérage des personnes dépendantes, la nécessité de soins adaptés et d'un suivi en détention comme la continuité des soins à la sortie de prison sont des étapes essentielles où chaque intervenant doit agir en coordination. Afin d'améliorer la prise en charge sanitaire des personnes détenues, une note interministérielle de 2011 et une instruction de 2010 doivent permettre de structurer une organisation adaptée. |