| Résumé : |
Dans le cadre d'une recherche-action menée dans le service de psychiatrie générale de Hôpitaux universitaires de Genève, trois outils destinés à diminuer le recours au programme de soins en chambre fermée sont détaillés. Ces interventions visent à favoriser la création d'un alliances avec les malades hospitalisés sous contrainte. Ces trois outils sont mis en perspective et discutés à la lumière de réflexions sur la notion de dangerosité, très souvent mise en avant pour justifier le recours à l'isolement. Ils constituent un soutien au changement des pratiques à l'égard des mesures de contrainte, une partie de ce changement étant sans doute induite par l'intervention elle-même et par l'implication des investisseurs sur le terrain. Si la démarche doit encore être affinée, la diminution du recours et de la durée de l'isolement qu'elle a entraînées constituent une puissante motivation à perservérer dans cette voie. |