| Résumé : |
À travers une réflexion sur les « contraintes par corps », sur le statut du toxique en tant que pharmakon (à la fois poison et remède), ainsi que sur les « identifications addictives inconscientes », l'auteur interroge la manière dont les sujets addictés tentent de se façonner « un corps de substitution ». Il s'agit plus précisément de montrer comment le processus d'addiction vise le façonnement d'un nouveau corps : « se faire un corps étranger » en incorporant un « corps étranger toxique » représente une tentative d'automédication, afin d'éloigner l'emprise d'un autre primordial. C'est à partir de tous ces éléments cliniques et théoriques développés dans cet article que l'on peut questionner d'une nouvelle manière le statut des « traitements de substitution » prescrits par des médecins aux patients addictés, ainsi que leur articulation avec les psychothérapies proposées par des psychologues cliniciens. |