| Résumé : |
Le New York Public library plaçait, en 1995, Psychanalyse des contes de fées, de Bruno Bettelheim, parmi les 159 « livres du siècle ». Au cours de ce texte, nous montrons que l'opposition de Bettelheim à la littérature enfantine est exagérée et que son emploi de la grille psychanalytique, en particulier la notion du complexe d'?dipe, pour conférer une valeur aux contes de fées, est non seulement injustifiée, mais contraire aux données empiriques et historiques. Par la suite, nous discutons du silence de Bettelheim sur les auteurs qui ont écrit sur le sujet avant lui et de l'accusation de plagiat dont il a fait l'objet. |