| Résumé : |
Les deux épisodes de la crise dite de la vache folle, qui se sont succédés durant la dernière décennie, montrent le caractère crucial de la confiance dans le rapport de l'homme à ce qu'il mange. En vertu du processus d'incorporation (processus central dans les représentations de l'alimentation) l'ingestion de nourritures douteuses est perçue comme potentiellement dangereuse pour la santé, mais bien souvent aussi pour l'identité du mangeur ; à la peur de la maladie s'ajoute la crainte de la souillure. Au travers des résultats de deux enquêtes réalisées au lendemain de la seconde crise de la vache folle nous montrerons comment cette dernière relevait d'une crise de confiance à l'égard de la viande de b?uf mais aussi de l'autorité publique et se déployait dans un contexte alimentaire marqué par la méfiance. Nous verrons le rôle de la confiance dans les stratégies mises en ?uvres par les mangeurs pour se prémunir du risque d'être contaminé. |