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| Titre : |
Oral language acquisition difficulties in patients with early-onset schizophrenia or bipolar disorder |
| Titre original : |
Difficultés d’acquisition du langage oral chez les patients atteints de schizophrénie ou de trouble bipolaire à début précoce |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
khoury, E., Auteur ; Clémence Lauferon, Auteur ; Alicia Cohen, Auteur |
| Année de publication : |
2026 |
| Note générale : |
Autres auteurs : Richard Delorme, Driss Hamadouche, Pierre Ellul. |
| Langues : |
Anglais (eng) |
| Mots-clés : |
Schizophrénie Trouble bipolaire Début précoce Trouble du langage Charge neurodéveloppementale |
| Résumé : |
Il est de plus en plus admis que la schizophrénie et le trouble bipolaire sont des affections comportant une dimension neurodéveloppementale sous-jacente, en particulier dans leurs formes à début précoce. Parmi les troubles du neurodéveloppement, les troubles du langage occupent une place centrale ; néanmoins, leur association spécifique avec la schizophrénie et le trouble bipolaire demeure insuffisamment documentée. Cette étude rétrospective cas-témoins a comparé la prévalence des difficultés d’acquisition du langage oral chez 92 patients hospitalisés présentant une schizophrénie à début précoce ( n = 52) ou un trouble bipolaire à début précoce ( n = 40). Les données cliniques et développementales ont été extraites des dossiers médicaux, avec une attention particulière portée aux diagnostics de trouble du langage oral (établis à partir d’évaluations orthophoniques standardisées) et aux scores de l’indice de compréhension verbale de Wechsler. Une tendance non significative à une prévalence plus élevée de troubles du langage oral a été observée dans le groupe présentant une schizophrénie à début précoce (38,5 %) par rapport au groupe présentant un trouble bipolaire à début précoce (22,5 %). Toutefois, lorsque seuls les diagnostics posés avant l’apparition des symptômes psychiatriques étaient considérés, la différence devenait significative (32,7 % contre 10,0 %; p = 0,02), suggérant que les troubles du langage pourraient être plus marqués dans la schizophrénie à début précoce et, de ce fait, plus aisément identifiables dès le développement précoce. Le groupe de patients avec une schizophrénie à début précoce présentait également des scores de compréhension verbale significativement plus faibles et davantage de difficultés scolaires durant l’enfance. Ces résultats appuient l’hypothèse d’une charge neurodéveloppementale plus importante dans la schizophrénie à début précoce, notamment en ce qui concerne le développement du langage, et soulignent l’importance du dépistage précoce des troubles du langage oral afin d’améliorer la prise en charge et les issues fonctionnelles. |
| Permalink : |
https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=124363 |
in L'encéphale > n°5 (Octobre 2026 Vol. 52)
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