| Résumé : |
La mort donnée par l’aide à mourir à la demande d’un malade pose de nombreuses questions éthiques. Parmi elles, cet article en expose deux : celle de pouvoir parler ou non de la notion de liberté dans les conditions de cette aide à mourir et celles du deuil des survivants après le suicide assisté de la personne. La notion de liberté ne peut être validée en tant que telle quand le choix est un choix contraint par la souffrance intolérable et quand le néant est une destinée dont on ne revient pas. Le deuil chez toute personne face à la mort d’autrui est particulièrement difficile lors d’une mort brutale et provoquée. L’aide à mourir, mort provoquée dans un contexte de souffrance intolérable est pour le survivant source de sentiments de culpabilité qui ne sont pas résolus par l’explication du pourquoi du décès. Dans cette situation d’aide à mourir, nous sommes face à une falsification de la notion de liberté par la société et par le fait que ce futur droit entraînera des souffrances intolérables aux survivants. Une loi peut-elle avoir comme base un mensonge et un paradoxe qui est d’entraîner sur les citoyens survivants des souffrances au motif d’aider l’un d’entre eux à ne plus souffrir ? |