| Résumé : |
Selon un modèle de lecture et de compréhension de la bêtise qui lui reconnaît un versant ludique et un versant antisocial et à partir de l'expérience d'une consultation publique adressée aux « enfants qui font des bêtises », nous définissons la notion de « bêtise-symptôme » qui s'apparente largement aux troubles du comportement de l'enfant, tels qu'ils sont caractérisés dans les classifications psychiatriques habituelles. Cette notion se réfère à une clinique où dominent les manifestations transgressives et le recours aux agirs, indiquant donc une surexpression du versant antisocial par rapport au versant ludique. Ce dernier constat nous amène, à la lumière des théories psychanalytiques sur le développement psychoaffectif de l'enfant, à envisager la notion de « jeu », et de rendre compte de son importance dans les opérations psychiques de l'enfant. |