| Résumé : |
A partir de l'observation clinique d'enfants souffrant d'un "trouble déficitaire de l'attention/hyperactivité" (TDAH) tel que défini les critères du DSM-IV-R, nous avons tenté de mettre en évidence un fonctionnement psychique spécifique, et donc de notre place d'analyste, un rapport spécifique du sujet au signifiant. Prenant appui sur les thèses de Freud et de Lacan, nous avons pu dégager une certaine organisation du rapport à l'objet et à la jouissance d'un sujet qui, bien qu'advenu, s'en serait retourné, de n'avoir pas pu continuer à parler. L'enfant ne pourrait se tenir comme sujet parlant, incapable de soutenir le rapport au manque dans un ordre symbolique. La fragilité du discours ambiant y a sans doute contribué, des objets à consommer ont pu combler le manque. Le TDAH nous apparaît comme une manifestation d'îlots de jouissance Autre en lien avec une faille dans la mise en place de l'identité subjective chez l'enfant |