| Résumé : |
La possibilité pour une personne âgée en situation complexe de rester « chez soi » dépend en grande partie de la capacité à faire que le domicile reste l'habitat ordinaire, c'est-à-dire un lieu où l'individu trouvera les repères physiques et mentaux nécessaires à son « bien vieillir ». Cependant, la fragilité, la maladie, les problèmes sociaux et financiers ainsi que l'aide reçue stigmatisent et empêchent l'individu d'être « comme tout le monde ». Le domicile peut alors devenir un lieu douloureux et menaçant, non conforme à son état tout en étant préféré à une institutionnalisation présentée comme unique alternative. Le rôle des professionnels, tels les gestionnaires de cas, est de permettre à l'individu âgé de vieillir chez lui en faisant en sorte de préserver une certaine continuité dans la vie quotidienne de l'usager au sein de son habitat. |