| Résumé : |
L’insuffisance cardiaque est une pathologie d’avenir. Vu sous cet angle, l’avenir n’est pas très réjouissant, aussi faut-il prendre le temps de faire un pas de côté et de changer d’angle d’approche.Souvent, l’insuffisance cardiaque n’apparaît qu’après des années de pathologies cardiaques (hypertension artérielle, pathologie ischémique, etc.), mais c’est justement parce que ces dernières sont de mieux en mieux soignées que l’insuffisance cardiaque n’arrive que tardivement. Cette question ne se posait pas il y a quelques dizaines d’années car les patients vivaient moins longtemps. Dit autrement, les progrès en cardiologie ont ajouté des années à la vie, reste maintenant aux soignants et aux personnes prises en charge d’ajouter de la vie aux années. Exister ne suffit pas, chacun a le droit de bien vivre et c’est là que le paramètre de la qualité de vie entre en jeu et doit nous interpeller. Le dossier qui suit fait la part belle aux équipes qui ont proposé des expérimentations, ont osé et ont réussi. Les articles sélectionnés présentent des actions que tout un chacun pourra reproduire et dupliquer à l’envi. Elles sont livrées “clés en mains” pour que chaque lecteur, personnel paramédical et médical quels que soient son mode et son lieu d’exercice, puisse s’en saisir immédiatement. Ces articles mettent en lumière les défis et les réussites en matière d’innovation technologique ou humaine et permettent d’accompagner les personnes atteintes d’insuffisance cardiaque tout au long de leurs parcours en privilégiant la qualité de vie. Soigner un patient insuffisant cardiaque ne se résume plus à réaliser des actes à des moments donnés, car force est de constater que la temporalité a changé ; de la prévention aux soins palliatifs en passant par les épisodes de décompensation cardiaque, c’est avec ce parcours de vie et de soins qu’il faudra composer tout en évitant les ruptures, sources de stress pour les patients et d’insatisfaction pour les soignants. Les idées, les projets exposés au sein de ce dossier n’ont pu voir le jour que, d’une part, parce qu’ils émanent des équipes de terrain et reflètent les besoins réels des personnes prises en charge et, d’autre part, parce qu’ils ont pu être accompagnés et soutenus par différentes instances. [présentation d'éditeur] |