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| Titre : |
Violences sexuelles, traumatismes et mentalisation : étude de la dynamique psychique à partir du cas Hélène |
| Titre original : |
Sexual violence, trauma, and mentalization: Analyzing psychological dynamic through the case of Helene |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Crystal Tomaszewski, Auteur ; Aziz Essadek, Auteur ; Héloïse Onumba-Bessonnet, Auteur ; Christophe Cleese, Auteur |
| Année de publication : |
2025 |
| Article en page(s) : |
p. 13-28 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
Traumatisme psychique Mentalisation Violence sexuelle Test de Rorschach Adult Attachment Interview Cas clinique |
| Résumé : |
Objectifs
Les vécus de violences sexuelles entraînent un large panel de psychopathologies, qui peuvent être associées à un état de stress post-traumatique. Les capacités de mentalisation, développées en étayage sur la relation aux figures d’attachement, sont un facteur important dans le développement du traumatisme psychique. Nous explorons l’idée que les faibles capacités de mentalisation, associées à un attachement craintif, gênent l’élaboration psychique du traumatisme. Cet article vise à identifier les mécanismes psychiques en jeu chez notre participante et affiner cliniquement l’exploration de notre hypothèse, tout en isolant le rôle pertinent de l’utilisation d’outils cliniques (AAI, RSQ, RFQ et Rorschach) dans l’élaboration de la prise en charge des patients ayant vécu des violences sexuelles.
Méthode
Des liens théorico-cliniques sont proposés afin de mettre en parallèle l’emploi de ces outils avec les problématiques psychiques portées par la participante.
Résultats
La participante présente un traumatisme psychique à la suite d’un vécu de violences sexuelles dans l’enfance, un profil d’attachement craintif, ainsi qu’une défaillance dans la mentalisation avec une rigidification des processus de mentalisation.
Discussion
L’entrave des capacités de mentalisation est perceptible au Rorschach, avec une pensée figée, des difficultés de symbolisation, un envahissement des vécus infantiles précoces et un évitement relationnel important. À cause du risque que représente la mise en place d’une nouvelle relation, la création de la relation thérapeutique devrait être au centre du travail psychothérapeutique initial. Dans un second temps, le travail peut se diriger vers les vécus de violence et le traumatisme.
Conclusion
Ce cas apporte un éclairage sur la prise en charge du trauma, à travers la remobilisation des processus de mentalisation et de symbolisation chez un sujet avec un profil d’attachement insécure craintif. Dans la prise en charge psychothérapeutique des patients présentant les mêmes caractéristiques métapsychologiques, ces éléments permettent de penser un parcours de soin adapté. |
| Permalink : |
https://ch-poitiers.fr/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=122696 |
in L'évolution psychiatrique > n°1 (Mars 2025 Vol. 90) . - p. 13-28
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