| Résumé : |
Objectifs
Notre travail visait à dresser le profil des femmes victimes de violence conjugale et celui des agresseurs.
Patients et méthodes
Nous avons mené une étude transversale descriptive, durant la période allant d’avril 2021 à janvier 2022, auprès des femmes victimes de violence conjugale qui ont consulté à la salle d’urgence psychiatrique du CHU Hédi Chaker de Sfax (Tunisie) dans le cadre d’une expertise médicale suite à la violence conjugale.
Résultats
Nous avons inclus 122 femmes dont l’âge moyen était de 35,66 ans. La majorité des femmes avaient un niveau d’instruction secondaire (44,3 %) ou universitaire (31,1 %). Elles souffraient d’une maladie psychiatrique dans 25,4 % des cas, et 4,9 % avaient des antécédents de tentative de suicide. L’âge moyen des agresseurs était de 41,68 ans. La consommation d’alcool concernait 54,1 % d’entre eux. Une consommation de cannabis a été trouvée chez 20,5 % des conjoints. Une consommation de cocaïne a été notée chez 0,8 %, et de même pour l’ecstasy. Des antécédents judiciaires chez 28,7 % d’entre eux. La majorité des enfants des femmes enquêtées, soit 89,4 % (n=93) ont assisté à la violence, dont 39,4 % (n=41) étaient battus avec leurs mamans.
Conclusion
Il n’existe pas de profil type de femme pouvant être victime de violence conjugale, ni de portrait type des personnes pouvant avoir des comportements violents envers leur partenaire, notamment en raison de la grande diversité du phénomène de la violence conjugale et des facteurs qui y sont sous-jacents. |