| Résumé : |
La schizophrénie, plus que la dissociation ou qu'une désorganisation de la personnalité, est une brisure identitaire qui signifie une atteinte à la liberté humaine. Que l'atteinte identitaire soit rapportée à une perte portant sur le jeu des rôles ou sur l'évidence naturelle, elle appelle un étayage identitaire au plan thérapeutique, ressortissant à la fois du « pouvoir guérir », de la reprise de la performance de rôle, ou encore de la mobilisation des histoires de vie. Si la schizophrénie vaut pour une autonomisation extrême, si on la considère comme l'instant répété de la naissance identitaire qui engage la problématique essentielle de la subjectivité, qui est « pouvoir de constituer du sens », alors le principe thérapeutique central doit veiller à établir des conditions relationnelles favorables à la dynamique de la constitution identitaire du patient. |