| Résumé : |
Dans le cas des traumatismes crâniens sévères ou des tumeurs, des anévrismes etc., la lésion cérébrale est indiscutable. Mais leur clinique ne se réduit pas à cet aspect lésionnel. Elle reflète à la fois une lésion cérébrale, des atteintes cognitives et une expérience existentielle majeure. Ces trois niveaux sont étroitement intriqués. La clinique du traumatisme crânien permettrait ainsi de dépasser l'opposition organogenèse ou psychogenèse et post-commotionnel ou post-émotionnel. Elle montre comment il est possible pour un psychanalyste de se situer dans une dimension psychopathologique de la subjectivité sans nier les aspects cognitifs et biologiques, question qui se retrouve dans d'autres maladies psychiatriques. Le travail est centré sur les interrelations entre le sujet et son expérience de la maladie avec ses conséquences motrices, cognitives et perceptives, sur comment cette maladie s'intègre dans la vie fantasmatique du sujet et dans celle de son entourage, dans son histoire personnelle et familiale consciente et inconsciente. |