| Résumé : |
Quand la mission essentielle de la psychiatrie est la connaissance et le traitement des faits de la folie, les risques de la politique de santé mentale sont, par le biais d'un idéal hygiéniste de bonne citoyenneté qui vaudrait pour tous, de voir la folie disparaître des préoccupations du psychiatre et le fou se révéler l'objet de toutes les ségrégations que notre modernité sait déployer.Si la politique actuelle, par sa faillite sinon sa disparition, concourt autant qu'elle est un signe de la crise contemporaine, personne ne peut se démettre de sa responsabilité politique, de son acte, sinon à participer à sa faillite généralisée et aux dramatiques conséquences qui en découleront. |