| Résumé : |
La psychiatrie est détruite par la logique psychotique du plein envahissant le social et empêchant toute parole qui ne repose que sur une logique du manque. La psychose sociale ségrégationniste s'infiltre dans l'administration des lieux psychiatriques cherchant à combler les vides par des règlements. Elle met hors-jeu les psychiatres de l'éthique qui, payant le prix de leur castration symbolique, s'en servent pour le traitement de leurs patients. Les psychiatres sont dépossédés de leur savoir par une commande acéphale et anonyme. Loin d'indiquer la vacuité du lieu autour duquel s'organisent la filiation et la fécondité, elle opère une dissolution du lieu. Ce décapitonnage produit une manie sociale où le sujet est « bouffé », où les discours tournent sans butée et où les places sont interchangeables au titre de la parité réglée sur l'image spéculaire plutôt que le fantasme. Le référent rejeté réapparaît sous la forme brillante et captivante du « toujours plus » organisant le registre de la perversion sociale. |