| Résumé : |
L'actualité révélerait plutôt un rapport non plus distant mais quasi-inexistant. Les progrès de la pharmacologie et de la biologie, cette dernière, discipline fondamentale, la première, cherchant sa place entre applications et thérapeutique cliniques, et rigueur a-subjective, ces progrès ont détourné les psychiatres de la psychanalyse. Il peut y avoir d'autres raisons. Mais nous croyons que le malaise est beaucoup plus profond, beaucoup plus fondamental. Que les disciplines pharmaco-biologiques soient pleines d'intérêt nul n'en doute. Cependant elles aussi semblent désaffectées aujourd'hui par les jeunes praticiens, sans doute déçus, marqués, le savent-ils, par l'écart irréductible entre ces «sciences» et l'exercice clinique de la médecine. C'est pourtant la psychanalyse qui développe avec grande rigueur et une conceptualisation qui se doit d'être toujours liée à sa pratique les rapports qu'un être parlant vient nouer avec un autre être parlant. |