| Résumé : |
L'évaluation des pratiques est non seulement dans l'air du temps mais inscrite dans nos obligations légales depuis le décret du 28 décembre 1999 et l'article 11 de la dernière version de notre code de déontologie.Devant nos réticences, certains nous disent qu'il n'y a rien qui ne peut être évalué et évoquent les bénéfices que l'on peut attendre de l'évaluation. Jamais ils ne font allusion à son coût. Sans parler de l'investissement souvent lourd que cela implique (temps, organisation, charges administratives supplémentaires), il me paraît indispensable de tenir compte des conséquences qui peuvent être néfastes sur l'objet même que l'on veut évaluer. Ici, c'est l'opératoire de notre position spécifique de psychiatre privé qui est en jeu. Autrement dit, nous devons évaluer avant tout le rapport bénéfice/risque de l'évaluation elle-même. |