| Résumé : |
Le risque qu'un sujet déprimé ait à vivre un autre épisode dépressif est élevé. Ce risque de récidive s'accroît avec la répétition des épisodes, alors que le rôle des événements de vie stressants dans leur déclenchement diminue. L'hypothèse selon laquelle chaque épisode dépressif laisse une « cicatrice » qui aggrave la vulnérabilité dépressive a été explorée, et ce à différents niveaux : psychologique, social, neurobiologique. Les données disponibles restent pour le moment peu convaincantes. Nous nous intéressons ici aux recherches, encore peu nombreuses, qui ont exploré le niveau neurocognitif, notamment celles qui ont utilisé les techniques d'imagerie structurales et fonctionnelles. La dépression étant d'abord un trouble des émotions, ce sont les circuits cérébraux concernés par le traitement et la régulation des informations émotionnelles qui ont surtout été explorés. |