| Résumé : |
Dans la clinique de « l'errance psychique », c'est-à-dire relative au sujet gravement précaire ou au sans domicile fixe, les corps sont désinvestis, malmenés et, souvent, mobilisés dans des procédés de type auto-calmant. Pourtant, on est frappé de voir la prégnance de l'univers sensoriel, à travers, notamment, les odeurs et l'incurie. Ce sont des éléments, qui prennent une place centrale dans la rencontre et qui ne sont pas sans effet dans la construction du lien d'accompagnement, voire dans la relation thérapeutique. Nous faisons l'hypothèse que le sujet met en scène les dommages du lien primaire et les partage avec l'objet actuel. À travers le transfert sensoriel d'une intimité non constituée, il pourrait tenter de faire entendre sa souffrance, dans l'espoir qu'elle trouve un destinataire. |