| Résumé : |
Au fil des siècles, l'histoire de la médecine s'est nourrie des influences réciproques entre l'utilisation de diverses thérapeutiques (physiques ou biologiques) et les hypothèses anatomophysiopathologiques : les maladies mentales n'ont pas échappé à ce courant. En délimitant nos recherches aux seules thérapeutiques biologiques, sur une période bien précise, nous avons souhaité connaître les moyens (molécules ou principes actifs) utilisés spécifiquement entre la fin du XIX e et le début du XX e siècle. Durant cette période, les médecins ont employé des substances, d'abord d'origine naturelle puis synthétiques avec l'avènement de la chimie. Les objectifs thérapeutiques, tout comme les hypothèses physiopathologiques à l'origine des troubles sur lesquels ces traitements sont censés agir, ont évolué. Ainsi, la recherche initiale de la sédation de l'agitation a progressivement cédé sa place, sans jamais totalement disparaître, à la recherche d'effets plus ciblés comme l'action antipsychotique par exemple. Cette revue nous incite à confronter avec humilité nos pratiques actuelles à la question essentielle : que traitons-nous dans les maladies mentales et sur quelles bases physiopathologiques ? |