| Résumé : |
Les antipsychotiques de seconde génération (ASG) ont un rapport bénéfice/risque favorable dans les schizophrénies à début précoce (avant 18 ans), mais leurs effets secondaires métaboliques (augmentation du poids et de la corpulence, syndrome métabolique et complications cardiovasculaires) sont source d'inquiétudes, en particulier dans cette population pédiatrique. L'évaluation de l'augmentation de la corpulence dans cette population est idéalement mesurée par l'index de masse corporelle (IMC) rapporté à la courbe de poids pour l'âge et le sexe (percentiles et Z-scores de l'IMC). Sauf exception, les études évaluant ces effets secondaires des ASG chez les patients mineurs ne mesurent pourtant que la prise de poids, tout à fait insuffisante pour rendre compte de l'augmentation de la corpulence et de l'intensité de l'obésité.MéthodeCette étude prospective rend compte de l'évolution à trois mois et à six mois du poids, de l'IMC, du percentile de l'IMC et du Z-score de l'IMC, ajusté au sexe et à l'âge, chez tous les patients bénéficiant d'une première prescription d'ASG au cours de leur hospitalisation dans notre service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent.RésultatsVingt-six adolescents présentant une schizophrénie à début précoce (critères K-SADS) âgés de sept à 15,5 ans (m = 12,9 + SD 2,3) ont bénéficié d'une prescription de rispéridone (entre 1 et 6 mg/j). Un lien statistiquement significatif est montré entre cette prescription et l'accroissement à trois mois et à six mois de l'IMC (p < 0,0001), des percentiles de l'IMC ajustés à l'âge et au sexe (p < 0,0025) et des Z-scores de l'IMC (p < 0,0001). Il n'y a eu aucun syndrome métabolique.DiscussionLa prescription de rispéridone chez des adolescents présentant une schizophrénie à début précoce est un important facteur de risque d'obésité dont les cliniciens doivent tenir compte lors de leur prise en charge en délivrant des conseils hygiéno-diététiqu |