| Résumé : |
La question posée est celle de la relation susceptible d'exister entre la crainte de la mort et la créativité, c'est-à-dire l'aptitude de créer, qu'il s'agisse d'oeuvres d'art , mais aussi, si l'on prend le terme de "créativité" dans une acceptation plus large, l'aptitude à agir, à entreprendre, à s'engager dans l'ordre de la praxis, bef, au lieu de "subir" passivement les événements, se faire l'auteur de sa propre vie, par l'invention d'un projet d'existence qui la définit comme singularité. Commençons par une remarque simple : l'angoisse de mort caractérise tous les êtres humains sans exception, au point que pour la plupart des philosophes, c'est précisément ce sentiment de se savoir mortel qui définit l'homme et le différencie de l'ensemble des autres animaux, . L'Homme est l'animal qui sait qu'il va mourir, et cette conscience en fait un animal d'exception, un animal "dénaturé", un animal malade, si l'on veut, bref, un être qui se définit par cette anticipation de sa destinée comme étant ouée à la mort.... |