| Résumé : |
Manuel fut l'un des rares cas que j'ai pu rencontrer de véritable mélancolie stuporeuse. Ce patient m'a beaucoup impressionné par sa capacité à pouvoir se laisser glisser dans la mort. Lorsque je l'ai connu, il avait environ 70 ans et déjà bien vingt-cinq années d'hôpital derrière lui. D'après un cousin qui lui accordait quelques rares visites, il aurait eu une vie normale avant sa maladie. Enfant unique, élevé dans une famille ouvrière, il passa avec succès son cap d'ajusteur et ensuite, dans son travail, fut considéré comme un très bon ouvrier. |