| Résumé : |
Avec les politiques de soutien au vieillissement, l'action publique peut stimuler tout à la fois l'emploi et des dynamiques d'entraide intergénérationnelle. A condition, toutefois, de pouvoir agir au-delà des frontières institutionnelles des divers acteurs concernés. En effet, pour réussir, il va falloir maîtriser le défi d'un environnement institutionnel, fonctionnel et professionnel d'une rare complexité. Les acteurs des politiques gérontologiques sont multiples et les programmes d'action se superposent les uns aux autres sans que l'on puisse parvenir à une vision globale des besoins et à une coordination réelle des interventions. Aussi, une démarche d'anticipation des besoins et de rationalisation des réponses ne peut-elle se développer de façon efficace que par une approche transversale, faisant place à la diversité des intervenants. Or le partenariat ne se décrète pas et il ne fonctionne bien que lorsqu'il a été précédé d'une réflexion partagée sur les valeurs, les besoins et les réponses. La coordination souffre d'une absence de perspectives, provoquée par un recours insuffisant aux outils d'observation. Il faut donc en convenir : seule une démarche de diagnostic et d'analyse menée en commun permettra de construire des convictions convergentes, une reconnaissance mutuelle et donc une volonté commune de concevoir des actions coordonnées. |