| Résumé : |
Les objectifs de la loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST) annoncés par le gouvernement semblent placer cette réforme dans la continuité du plan Hôpital 2007 : rationaliser la gouvernance hospitalière, afin d'accroître la compétitivité des hôpitaux dans un environnement concurrentiel. Pourtant, en replaçant les dernières réformes hospitalières dans le cadre théorique de la micro-économie de la santé - et en particulier de la théorie de l'agence -, une rupture fondamentale apparaît. La loi Bachelot-Narquin, en abandonnant les outils issus de la théorie des « réseaux de confiance » et en offrant aux directeurs de nouveaux instruments inspirés de la théorie « de l'incitation », marque le passage à un nouveau paradigme économique : le «tout-incitatif». À l'aube de l'entrée en vigueur de la loi HPST, la mobilisation de la micro-économie est un élément indispensable de compréhension des bouleversements à venir et permet d'interroger l'efficacité du redimensionnement du contrat médecin/administration. |