| Résumé : |
epuis quelques temps, un sujet n'a pas vraiment bonne presse dans le paysage politique français : la vie psychique. Celle des humains en tous cas. Et l'on peut dire que la campagne présidentielle de 2007 fut en quelque sorte le déclencheur de cet état d'esprit. Car, si tous les candidats s'opposaient frontalement sur la plupart des sujets comme les perspectives économiques de notre pays, son avenir industriel, l'engagement européen, etc., tous étaient d'accord en revanche sur un point : la stigmatisation des filières universitaires qui fabriquent des chômeurs, à savoir les sciences humaines (SH)1. Il faut dire que de ce point de vue, l'année 2009 n'a guère du faire évoluer leur avis. En effet, en se prolongeant plusieurs semaines voire plusieurs mois, le mouvement de grève des universités françaises a donné l'occasion à leurs détracteurs de confirmer leur opinion sur la piètre valeur de ces disciplines. Prenant sans doute leurs désirs pour des réalités, ces contempteurs des SH annonçaient d'ailleurs l'extinction progressive de ces sciences trop molles à leur goût, comme la psychologie. Selon eux et pour ne parler que d'elle, la psychologie aurait donc dû faire sa rentrée à l'université sous de sombres auspices. Ses effectifs annoncés à la baisse, il devait s'ensuivre une diminution des enseignants chargés de l'enseigner, voire, pourquoi pas, sa disparition à plus ou moins court terme. Or, la plupart des données objectives concernant cette rentrée 2009/2010 témoigne au contraire de sa vigueur disciplinaire. Ainsi, malgré quelques chiffres qui s'effritent ici ou là pour les étudiants primo entrants, ces effectifs loin de décroître globalement, se maintiennent dans la plupart des universités et augmentent même pour certaines d'entre elles....... |