| Résumé : |
Les appels à la nécessité d'un changement de paradigme sont régulièrement lancés dans le monde médical. Il faut réinventer une médecine globale, exhaustive, centrée sur le patient, une médecine qui pourrait s'inspirer de la culture palliative et de l'arte povera : ce que l'on fait vaut mieux que ce avec quoi on le fait. La nécessité d'un changement s'impose du fait de l'externalisation des prises en charge, de la saturation des capacités hospitalières et des fragilités créées par les maladies chroniques. Le patient doit rester le pivot de la prise en charge. Il faut évaluer les besoins du patient avec empathie et technique : reconnaître que chaque histoire est singulière et demande plus que des solutions normées. Il faut reconnaître le caractère dynamique, évolutif des besoins du patient et les facteurs qui les conditionnent tout en assurant la rationalisation indispensable des actions et des prestations dans le cadre contraint des dépenses de santé. |