| Résumé : |
Discutant les propositions d'A.Eiguer concernant le rapport du pervers au groupe, l'auteur met l'accent sur le pôle groupal de cette interaction. E. Lecourt s'interroge sur l'importance des résistances du milieu psychanalytique à la question de la dimension sexuelle dans le groupe. Elle relève plusieurs paramètres de cette dernière, la réactivation groupale des fantasmes d'autoengendrement, de roman familial (ex. des sectes), l'excitation des pulsions partielles, la levée de certaines contraintes surmoïques (particulièrement dans les conflits intergénérationnels), pour la création d'un nouvel ordre « trans » par rapport à la famille et la société. A côté de l'autoérotisme et de la relation d'objet, le groupe offrirait une troisième voie pour la sexualité, voie qui ne se réduirait pas à la sublimation évoquée par Freud ; elle pourrait se fonder sur des résidus des premières relations parents-enfants, de leurs effets de séduction en particulier. |