| Résumé : |
ObjectifsLa schizophrénie, le trouble schizophréniforme et le trouble psychotique bref constituent l'essentiel des psychoses fonctionnelles non affectives de la quatrième édition du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM-IV). Tels que définis, il est difficile de les différencier au début de la maladie. Les auteurs ont évalué la possibilité d'en faire le diagnostic différentiel au moyen de tests neuropsychologiques.Sujets et méthodesLa population étudiée était composée de 70 schizophrènes, de 68 patients avec trouble psychotique bref et de 50 avec trouble schizophréniforme, tous Congolais, recrutés au centre neuro-psychopathologique de l'université de Kinshasa et au centre de santé mentale « Téléma » de Kinshasa, du 5 août 2003 au 14 mars 2005. Les performances des trois groupes de patients à une batterie conventionnelle de tests neuropsychologiques pour schizophrènes ont été comparées. Pour ce faire, une analyse des variances « one way » complétée par le test post-hoc de Tukey et une analyse discriminante multivariée ont été appliquées.RésultatsL'analyse discriminante multivariée a été concluante (F=2,55 ; df=2 ; p =0,0055). Cependant le risque d'erreur totale était très élevé (53 %) et il n'a pas été possible de dégager un profil neuropsychologique solide spécifique à chacune des trois affections. Seule la mémoire verbale - et non les fonctions du lobe frontal ni l'attention - a manifesté un certain pouvoir discriminant.ConclusionsLes tests neuropsychologiques utilisés ne pourraient être recommandés avec assurance au diagnostic différentiel des affections étudiées. Toutefois les 15 mots de Rey retiennent l'attention à ce sujet. |