| Résumé : |
Pour pouvoir créer un espace intermédiaire où ça joue, où l'image est reine, les représentations de contact doivent arriver déjà transformées. Ainsi le jeu peut-il étendre son espace entre le contenu latent et sa découverte, comme les images du rêve sont redécouvertes dans le travail de l'analyse. Les traces des événements du jour, ou restes diurnes, influent sur la formation des images du rêve ; mais inversons la tendance pour proposer une hypothèse : ce serait le fonctionnement du rêve et sa "réussite" dont dépend la tenue de la vie psychique diurne. Vivre serait prolonger le rêve, rêver sa vie et projeter sa suite, à partir de la persistance du désir. La psyché s'organiserait à partir d'un appareil à rêver, donnant au rêve une fonction déterminante dans la vie psychique du sujet. En ce sens, la culture constitue une voie privilégiée pour faire vivre ces restes de rêve, entre dedans et dehors. Les résidus psychiques sollicités par l'image fonctionnent comme un mobilisateur du paysage interne, mobilisateur d'un effet miroir. L'image peut être stockée, comme un reste diurne attendant sa décharge. (suite dans la revue) |