| Résumé : |
A partir du sacrifice et de ce qu'elle nomme la "mère saecrificielle", l'auteur se propose de repérer ce dont l'infanticide peut être le symptôme, au-delà des nosologies psychanalytiques. Pour cela, elle interroge le circuit de la dette impossible face au "donner la vie" auquel ne peut répondre qu'un don inconditionnel de la mère, autre nom de la séparation. Elle émet ainsi l'hypothèse du "trafic du sacrifice" sur fond d'une mémoire interdite avec laquelle la mère sacrificielle est aux prise. A partir du mythe de Médée, un autre visage de la mère infanticide se dégage, celui d'un refus. Refus d'endosser la hantise d'un trauma dont on la charge, alors qu'elle en incarne la rémanence. En jeu, le rapport du sacrifice à la vérité : à qui s'adresse le sacrifice de son enfant par une mère ? |