| Résumé : |
A l'heure actuelle, la logique administraitve quantitativiste, la nécessité d'une productivité-rentabilité, d'un gain de temps et de consensus, tend à destituer la pensée et le sujet de leur place, ouvrant la voie d'une déshumanisation et la déliquescence du collectif. L'institution hospitalière a du mal à s'articuler avec les changements sociopolitiques qui la traversent ; les liens groupaux et institutionnels sont alors mis à mal, participant grandement de la souffrance des institutions, ainsi que des instituants et des institués qui y sont présents. Les auteurs montrent que l'institution psychiatrique dévoilent une part de la société restée en souffrance, tout en avançant l'existence encore possible d'espaces pour l'élaboration. Après avoir approfondi leur problématique à travers les questions d'évidement du sujet, de déliaison, de conflictualité associée à la tâche primaire et de crise de la transmission, les auteurs interrogent les recours que l'institution trouve face aux changements et présentent une situation de formation, en montrant en quoi celle-ci peut-être le révélateur de la souffrance institutionnelle, mais aussi la manière dont elle peut être créatrice d'un espace pour la pensée dans l'institution.. |