| Résumé : |
En addictologie, nous sommes régulièrement confrontés au paradoxe d'aider des patients qui ne le demandent pas. Si en matière de soins psychiatriques, la loi de 1990 est clairement définie pour donner des soins aux patients, atteints d'un trouble psychiatrique, incapable de donner leur consentement, il n'en n'est pas de même pour les patients souffrant de troubles addictifs (sant trouble psychiatrique associé). Pourtant, nombreux sont ceux qui nous consultent sous la contrainte : que ce soit celle d'un tiers (conjoint, médecin traitant, injonction thérapeutique... ) ou du fait de leur propre contrainte (pour leur santé, pour les autres...) alors qu'ils viennent de leur propre chef. Ainsi, le thérapeute se trouve dans une double contrainte, désigné à la fois par le corps social (ou familial) autant comme un aidant que comme un outil de coercition, au risque de remettre en cause les concepts de bienfaisance, le respect de l'autonomie, etc.. Les thérapies brèves systémiques peuvent avoir un intérêt pour ces patients en ce qu'elles renforcent l'approche |