| Résumé : |
Toute personne vivant dans notre démocratie ne peut être considérée comme une étiquette. On n'est pas "fou", ni "malade mental" pas plus que "dépressif". On est avant tout un citoyen avec des droits et des devoirs. Quel que soit l'état de santé, la situation sociale, familiale, ou la nationalité, les droits humains s'appliquent à tous les individus et les troubles psychiques ne les aliènent pas. Après un bref rappel historique sur l'évolution du statut du fou, du système asilaire et de la notion de dangerosité, cet article tente d'éclairer les confusions persistantes qui règnent dans notre pays entre justice et psychiatrie, prison et hôpital psychiatrique, délinquance et maladies mentales. Il répond ensuite par une argumentation chiffrée à quatre grandes idées reçues qui contaminent le débat sur la situation de la psychiatrie en France. Enfin, des réponses concrètes sont proposées pour sortir de l'impasse en clarifiant les pouvoirs de la justice et de la psychiatrie et en faisant évoluer les pratiques de soins vers un plus grand respect des citoyens ayant des problèmes de santé mentale. |