| Résumé : |
Les autoportraits photographiques de David Nebreda interpellent, exhibant les blessures et les souillures, l'intolérable auquel l'artiste soumet son corps. Quel est le statut de cette oeuvre ? Loin de se réduire simplement à un symptôme psychopathologique, l'oeuvre est soutenue par l'artiste comme "nécessaire", c'est-à-dire nécessitée par son défaut; et si elle vaut pour l'autre, a fortiori si elle révèle une vérité, elle acquiert dès lors le statut d'art. Afin de déployer ces enjeux, notre contribution a pris le parti de suivre le dialogue impossible qui s'est établi entre l'artiste et la psychiatrie, comme dialogue entre un constitué et un non-constitué. Ce parcours permet aussi de repérer les points limites de la tentative de Nebreda, et la manière dont il tente de persévérer dand son acte depuis les autoportraits photographiques jusquà la révélation sans modèle, en passant par les petites amputations. Au cours de son travail, se modifie également la nature du stigmate. |